Roberto De Zerbi ne laisse décidément personne indifférent. Après une première saison convaincante à la tête de l’Olympique de Marseille, l’entraîneur italien s’est livré sans filtre dans un entretien fleuve accordé au Corriere della Sera.

Entre souvenirs douloureux, tensions dans le vestiaire et amour profond pour le club phocéen, le technicien dévoile une facette plus intime de sa personnalité.
Un parcours marqué par les épreuves
« C’est la première fois que j’en parle. Il y a eu un moment précis où j’ai commencé à jouer pour aider ma famille.
On a dû vendre l’usine de tapis, et j’ai compris que ce n’était plus un jeu. Le lendemain de ma signature à Milan, je signais l’hypothèque pour acheter la maison de mes parents. » Des mots forts, qui témoignent du chemin parcouru par celui qui se dit « fils de la rue ».

Longoria, Benatia et une confiance absolue
« Je ne sais pas si je suis l’entraîneur idéal pour eux, mais Marseille est l’endroit idéal pour moi. Avec Longoria et Benatia, j’ai bâti peut-être la plus belle relation de ma carrière. »
Des tempêtes dans le vestiaire
De Zerbi n’élude pas l’épisode houleux entre Adrien Rabiot et Jonathan Rowe : « Je n’avais jamais vu ça. Mais cela nous a fait du bien, car le club a pris ses responsabilités. »
Un avenir encore flou
Courtisé par le Bayern Munich avant de signer à l’OM, De Zerbi reste évasif : « Il y avait quelque chose, mais avec Milan, jamais. Je suis Italien, mais je me sens bien à l’étranger. »