Le climat déjà lourd autour de l’OGC Nice a pris une nouvelle tournure judiciaire. Ce mardi, le parquet de Nice a confirmé l’ouverture d’une enquête après les violences dénoncées par Jérémie Boga et Terem Moffi.

Les deux attaquants niçois auraient été pris à partie dimanche soir, à leur retour de Lorient, un épisode qui a aussitôt suscité l’indignation et conduit les autorités à saisir le SLPJ de Nice pour « des faits de violences aggravées, participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations, et non-empêchement d’une atteinte à l’intégrité physique ». Les auditions ont débuté dès ce mardi.
Face à l’ampleur de l’affaire, l’Association des Ultras Populaire Sud de Nice a décidé de sortir de son silence pour livrer sa version des événements.
Dans un communiqué très attendu, le groupe affirme avoir cherché avant tout à apaiser une situation devenue incontrôlable.
« L’Association Ultras Populaire Sud Nice souhaite préciser qu’elle n’est pas à l’origine de cette démonstration, qui émane uniquement d’un mécontentement général des supporters de l’OGC Nice, à la suite des mauvais résultats de leur équipe », écrit-elle.
Selon les Ultras, plusieurs de leurs responsables auraient même « contribué à l’apaisement ainsi qu’à la dispersion du rassemblement, en collaboration avec la police ».
Surtout, les supporters assurent qu’aucun d’entre eux n’a été témoin des agressions évoquées par les joueurs : « Aucun membre de l’association présent sur place n’a été témoin des violences ou dégradations alléguées ».
Ils rappellent enfin que « le rapport de police confirme une ambiance hostile envers les joueurs, mais ne relève aucun acte de violence ou de dégradation ».
Avant de conclure : « Si les actes de violence étaient avérés, l’association dénoncerait de tels agissements, qui n’ont pas leur place dans ce type de rassemblement ».